Vitavi part en transatlantique

Après presque deux mois aux Canaries, nous nous apprêtons à traverser l’Atlantique en direction de la Martinique. Les préparatifs sont presque terminés, nous prenons la mer demain !

La préparation du bateau

Il est déjà loin le temps de notre dernière traversée sur plusieurs jours. Cela fait presque deux mois que nous sommes aux Canaries et que nous faisons des navigation à la journée pour avancer tranquillement d’île en île.

Cette fois, les choses sérieuses reprennent. Nous nous apprêtons à passer 20 jours en mer, avec beaucoup de vent au début, puis un vent plus faible parsemé de grains par la suite. Vitavi a donc besoin d’être préparé avec soin afin que cette première transat’ [pour nous, pas pour Vitavi qui connait déjà bien le chemin après deux boucles de l’atlantique] se passe le plus paisiblement possible.

Depuis notre séjour à Gran Canaria, et ses ship chandler achalandés comme jamais, nous avons parachevé la préparation de Vitavi tant sur l’entretien courant, que la sécurité ou l’aide à la navigation.

• Florent a installé un multiplexeur pour que tous nos instruments électroniques communiquent et que leur infos se regroupent sur la tablette de nav’

• Nous avons réparé les accroches de notre rescue link pour homme à la mer

• Nous avons installé un panneau solaire supplémentaire (d’une capacité égale à ceux présents sur le portique arrière) qui puisse être branché en appoint si besoin

• Florent à terminé la sous barbe pour reprendre les efforts du bout dehors

• Nous avons restauré les mains courantes en teck, la chaises de moteur d’annexe et refait l’étanchéité des capots de la descente

• Nous avons installé des rideaux thermiques sur tous les hublots du bateau

• Nous avons fait une grosse révision de notre wc marin

• Nous avons préparé nos grab bags (sacs que l’on emporte si l’on évacue le navire) avec la perpective d’une longue traversée

• Nous avons réinstallé notre vieux génois très ventru pour la traversée au portant

• Nous avons regraissé nos winchs

• Nous avons gratté la flore, voire la faune, qui commençait à se développer sous Vitavi, pour une glisse des plus rapide !

… et surement d’autres choses que j’oublie 😉

La préparation de l’équipage

Côté équipage, nous nous sommes aussi préparés pour la transat. Nous avons repris un petit entrainement depuis 3 semaines en maintenant une activité physique importante chaque jour :  rando, nage, plongée, yoga, vélo… Nous voulions repartir en mer en ayant la forme !

 

La nourriture à bord

Nous partons avec une quantité de vivres importante. Pour deux personnes à bord, nous avons 25 kilos de riz et pâtes, 10 kilos de farines (blé, maïs et blé complète), 24 oeufs, 5 kilos de légumineuses, un nombre indéfini et conséquent de conserves maisons et achetées (légumes, thon, sardines, moules, pâtés, etc.), des pots de compote, des légumes et féculents frais qui se gardent facilement, des fruits, des confitures de ma grand-mère [les meilleures du monde !], 10 kg de nutella [oui c’est vrai, Flo est un peu accro – et non c’est pas très citoyens au vent ], 32 sachets de soupe lyophilisée, 15 litres de lait, 8 litres de jus de fruits, 10 tablettes de chocolat …

 

L’eau à bord

Vitavi n’est pas équipé d’un désalinisateur, l’eau n’est donc pas en quantité illimité à bord. Nous avons 500 litres d’eau en cuve en inox, qui reste potable pendant plusieurs mois, nous avons aussi de l’eau encapsullée dans les fonds. Si jamais l’eau de cuve venait à être inutilisable, pas questions de mourir de soif ! Nous partons donc avec 170 litres d’eau en bouteilles, rangées dans les fonds.

La préparation de la navigation et vie à bord

Depuis maintenant 10 jours, nous surveillons la météo en vue d’un départ mercredi 13 novembre (demain). La manière traditionnelle de partir en transat est de descendre presque jusqu’à la latitude du Cap-Vert pour être pendant toute la suite dans la zone où les alizés sont les plus établis. Cependant nous ne partons pas sur ce programme : Nous avons regardé les différents modèles, et validé le principe d’un départ sur la route orthodromique (la plus courte sur une sphère). Donc on descend El Hierro et on tourne à droite, presque plein ouest !

Nous partons avec un bateau bien préparé, propre, et une bonne anticipation en cas de pépin ; car ça aussi, ça peut faire la différence.

Nous avons rempli notre dossier au près du CCMM de Toulouse, qui sera notre unique interlocuteur en cas d’urgence médicale à bord. Ils connaissent le bateau, nos identifiants de détresse. Nous leur avons fourni une liste de notre pharmacie de bord et le détail de nos antécédents médicaux.

Nous avons pris contact avec le CROSS Gris-nez, structure qui coordonne les secours en mer pour les ressortissants français, afin de déclarer notre traversée.

Et comme je le mentionnais plus haut, j’ai préparé nos grab bags (sacs de secours) avec la trame de fonds de devoir passer plusieurs jours en mer avant d’être secourus.

Les préparatifs, heureusement, ce n’est pas que prévoir le pire ! Nous avons aussi chargé nos liseuses avec de nombreuses oeuvres très variées, préparé des playlist de musique de tous les styles, refait le lit avec des draps tout propres qui sentent bon, rangé le bateau pour avoir le plus de confort en mer possible.

 

Randonnée de 20 km à la Gomera

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