On a traversé le golfe de Gascogne

Ça fait un petit moment qu’on a pas pris le temps de donner des nouvelles par ici ! Pour tout vous dire, nous sommes déjà à Madère…

Pour revenir à nos moutons, nous avons traversé le Gascogne depuis les Sables d’Olonne le 10 aout et sommes arrivés à Ceidera, côte nord de l’espagne, le 13.

les premières 48 heures qui remuent

Après avoir reporté notre départ pour cause de coup de vent puis pétole (= quand il n’y a pas un souffle d’air), nous avons fini par nous décider à partir bien que les conditions ne fassent pas franchement rêver. Nous allions débuter la traversée avec une mer forte et finir sans vent.

Nous avons donc quitté les Sables juste au sortir du coup de vent. Le vent avait pas mal baissé mais la mer restait très formée. Le premier jour, nous avons commencé par prendre 1 ris (= réduire fortement la grand voile) et hissé la trinquette. Avec ce plan de voilure un peu réduit, le bateau était stable et remontait bien au vent malgré une houle avec des creux de 3 mètres et plus.

Le vent est rapidement tombé et nous avons renvoyé toute la voilure. Puis la nuit est arrivée, nous avons du faire face à plusieurs gains et bon an mal an, nous avons enchainé les quarts. La mer était toujours aussi forte, Vitavi enfonçait des pieux. Les dodos à l’intérieur restaient plutôt compliqués, le mal de mer commençait à s’installer. Le jeu était de passer de dehors à position allongée dans la cabine arrière le plus vite possible pour ne pas se cogner de partout.

Le second jour se présentait sous les mêmes conditions, Florent et moi étions tous les deux blurp et nous n’avons rien pu avaler de la matinée. Le vent se renforçait, la mer restait forte et nous devenions impatient que les conditions s’améliorent.

La deuxième nuit a été éreintante ; nous avons enchainé les grains, le bateau a été plusieurs fois submergé par des vagues et j’étais tellement mal à l’aise avec le bateau qui tappait comme un fou dans la mer que Florent a pris en charge le plus gros des quarts.

Vers midi le troisième jour, nous avons décidé d’abattre un peu ( = s’éloigner du vent) pour que le bateau devienne plus cool à vivre. Nous avions besoin d’être moins en lutte dans l’adversité.

 

L’accalmie au troisième jour

En début d’après-midi, le vent a enfin commencé à baisser et la mer s’est petit à petit calmée. Nous avons laissé le coca débullé de côté et j’ai pu descendre nous cuisiner un petit plat réconfortant, un petit risotto d’orge avec un coulis de tomate maison apporté avec notre stock de conserves home made.

Peu après le repas, nous avons même aperçu une baleine, mer nature avait décidé de nous séduire après nous avoir fait souffrir pendant 48h !

En fin de journée le vent tombait complètement et nous démarrions le moteur. La machine a faire du bruit nous a ainsi tenu compagnie jusqu’au lendemain en début d’après midi.

En arrivant en vue des côte espagnoles, un souffle d’air s’est levé et nous avons pu envoyer le spi ! Houra on arrête le diesel malodorant.

En fin de journée le quatrième jour, nous décidions de ne finalement pas aller jusqu’à Coruña et de nous arrêter dans une des nombreuses rias qu’offre la côte galicienne. A 19h30, nous jetions l’ancre à Ceidera. Ça faisait vraiment du bien d’être arrivé.

L’arrivée en galice

Nous nous sommes, comme on peut s’y attendre, couchés avec les poules et avons émergé doucement le lendemain en fin de matinée. Nous avons ensuite décidé de faire un tour à terre pour explorer le tout premier stop de notre aventure à deux.

Ceidera est une petite ville balnéaire très espagnole, avec son architecture typique de la Galice et sa place centrale très animée. Nous avons trouvé la ria plus intéressante que la ville avec de belles petites falaises, de jolis collines bien vertes et une grande plage de sable fin.