Préparer son bateau

Depuis que Vitavi est sorti de l’eau en novembre, nous enchaînons les travaux de la quille au mât en passant par la coque et l’intérieur : réparations, optimisations, préparations, un peu de déco aussi…

La coque : repartir à zéro

Sur un bateau âgé de 30 ans, l’état de la coque est une préoccupation importante. Vitavi a-t-il de l’osmose ou des infiltrations ? Qu’est ce que c’est que ces trous bizarres sous l’antifouling ? Les passes-coques sont-ils fiables ?

Notre capitaine Florent, ne veut rien laisser au hasard. Normal !

Il a donc entrepris un gros chantier de grattage pour mettre la quille et la coque à nu et vérifier leur état.

Vitavi a vraisemblablement eu un traitement anti-osmose, nous n’en avions pas eu de trace dans ses papiers. Il a même eu quelques bulles qui ont été grattées, comblées puis protégées. Pas nouvelles traces, le problème ne s’est donc pas étendu.

Maintenant que la coque est mise à nu, nous allons pouvoir la préparer afin d’empêcher des algues et crustacés de s’inviter comme passagers clandestins. Nous étudions différentes combinaisons de primaire d’accroche + peinture antifouling, plus de détails sur l’article de Florent (plus technique).

La sécurité à bord

Avec un programme de voyage sur 2 ans, il est indispensable de vérifier tous les éléments de sécurité de notre voilier.

Vérification du gréement

Nous avons fait démâter Vitavi afin de vérifier l’état du gréement dormant. Il a été changé en deux fois entre 2015 et 2017, toutefois comme le bateau revient de deux boucles en Atlantique, nous souhaitons nous assurer que tout est bien en place et qu’il n’y a pas de future(s) galère(s) en devenir.

Nous avons quelque réas et la ferrure de hale-bas à changer, le pied de mât à traiter pour la corrosion mais aucune mauvaise surprise.

Côté gréement courant, un bon rafraîchissement s’impose ! Quelques drisses sont à changer, ainsi que les ris de la GV, plusieurs écoutes. Là aussi prévenir les difficultés, penser long terme est notre stratégie d’achat.

Refit du Safran

Le safran de Vitavi a connu quelques péripéties en 2016, il commençait à s’ouvrir en deux quand ses précédents propriétaires arrivaient en Guadeloupe.

Sachant cela et ayant observé des coulures de rouille à travers l’antifouling, le capitaine a également décidé de prendre les choses en main. Le safran a été mis à nu, puis à sécher.

A l’heure où j’écris ces lignes, le safran a pris ses quartiers dans notre chambre d’ami pour se refaire une santé (et générer beaucoup de poussière pour mon plus grand plaisir). Il sèche maintenant depuis 3 mois et ne présente pas de traces d’humidité, fausse alerte donc !

Bon, maintenant qu’il est tout nu, il faut le rhabiller : du water tight pour les imperfections, une imprégnation à l’epoxy pour être tranquille sur les infiltrations puis quelques couches de primaire, un antifouling et zou, tout le monde à l’eau !

 

Réflexion globale sur la sécurité

Le bateau ça fait pas tellement peur mais Mère nature est capricieuse et nous souhaitons optimiser au maximum nos chances si un pépin grave devait arriver. Comme nous le disaient des copains qui se reconnaitront peut-être :

” ce n’est pas parce que vous vous préparez qu’un soucis vous arrivera, mais si vous êtes prêts et que vous savez réagir, vous vous en sortirez mieux en cas de problème 

Nous avons donc eu une réflexion assez approfondie sur la sécurité, la survie et la préparation du bateau et de ses marins. Nous nous sommes équipés de combinaisons de survie, d’une ancre flottante, nous allons participer à un stage de survie et nous préparerons une check list pour le gros temps (bientôt disponible sur le site).

Une code D comme alternative au moteur

Notre réflexion sur l’utilisation du moteur et donc des énergies fossiles, nous a amené à commander une nouvelle voile pour Vitavi.

Initialement cette réflexion nous avait orienté vers l’installation d’un moteur électrique. Puis, en prenant l’impact global d’un tel chantier, nous nous sommes dit que ce n’était pas une si bonne idée. Jeter un moteur qui fonctionne, pour en mettre un neuf, avec un parc de batteries (Lithium) dont on sait que la fabrication est tout sauf responsable ; tout ça semblait, au final, terriblement incohérent. Nous avons donc décidé de garder notre vieux moteur et de contourner son utilisation quand il y a peu de vent en installant une voile spéciale.

Nous avons choisi d’installer un Code D, une voile légère et facile d’utilisation pour continuer à avancer à la voile même dans les petits airs.

Image : Delta Voile

Un intérieur tout beau pour notre future maison sur l’eau

Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. En revanche, les traces d’usures, ça se répare. Dans cet état d’esprit, nous avons débuté un travail de restauration et de personnalisation de Vitavi ; pour en faire un petit nid bien douillet.

Les parties concernées :
• planchers, cloisons, placards > refaire les vernis / stratification
• le carré > couture de nouvelles housses pour les banquettes et les coussins.