Martinique part. #2 :

retour sur l’eau & mouillage

Alors que nous profitons d’une période posée à la marina de Bas du Fort en Guadeloupe, j’en profite pour coucher sur “papier” tous les articles en attente. Voici donc notre seconde partie de périple en Martinique, en marin cette fois.

On the road again

Après avoir passé pas mal de temps à terre en famille puis de retour au bateau mais pour plonger article dédié par ici , nous avons repris la route avec notre cher compagnon Vitavi. Nous sommes partis de la marina du Marin après avoir passé presque un mois à la bouée. Outch l’état de la coque…

Je peux vous dire que ça faisait du bien de revoir le spi gonflé !

Nous avons d’abord fait un petit tour à Sainte-Anne pour revoir un couple installé en Martinique pour quelques temps sur leur voilier – Aurore, Pascal, oui il s’agit de vous 😉 – puis nous sommes partis pour les anses d’Arlet, où nous avons mouillé plusieurs nuits entre Grande anse et l’anse Dufour.

Ce qui est super avec ces mouillages c’est qu’il y a de quoi faire autour sans avoir à louer un véhicule. Ces anses sont encore suffisamment préservées pour qu’avec un masque-tuba on puisse croiser un grand nombre de poissons, différents oursins, des coraux et surtout de magnifiques tortues vertes et imbriquées. Les voir remonter à la surface pour respirer est un spectacle époustouflant. Elles évoluent de leurs lents mouvements de nageoires entre fond et surface ; c’est comme si elles volaient.

A terre, il y a des chemins de rando qui relient toutes les anses, ce qui laisse de quoi se mettre sous la semelle. Et, comme Grande anse est plutôt protégée, elle est également idéale pour faire du paddle.

Saint-Pierre, dernier arrêt martiniquais

Après un peu de temps dans ce coin pour voir les copains (les Loustic, les Daou vreur, une amie d’école qui se trouvait par hasard en vacances dans de coin) et reprendre le pouls de la mer, nous avons fait route pour le nord-ouest de l’île.

Pendant que nous dépassions l’entrée de la baie de Fort-de-France, nous avons croisé plusieurs cachalots. C’est toujours un moment magique de voir leur jet de respiration, leur dos qui se dévoile puis se cache dans l’eau et pour finir apercevoir leur queue avant qu’ils repartent en plongée.

En navigant à la journée, en bataillant pour ne pas faire trop de moteur malgré le dévent de l’île, nous avons rejoint la ville de Saint-Pierre, ancienne capitale économique de la Martinique. La zone de mouillage offre une vue magnifique sur la ville et les reliefs de la montagne Pelée. En revanche, l’ambiance est plutôt rouleuse et le vent tourne de 180° en fin de journée, ce qui fait un drôle d’effet à la tombée de la nuit si tu n’as pas prévu une zone d’évitement TRÈS importante. Nous avons ainsi eu le plaisir de changer de mouillage à la nuit tombée après avoir tenté de mouiller une seconde ancre pour réduire notre amplitude de mouvement, sans succès.

Saint Pierre est une cité chargée d’histoire. La ville s’est développée à partir du 17e siècle grâce à l’activité commerciale entre l’Europe et les colonies. Elle est rapidement devenue une bourgade festive et très dynamique. Mais en 1902, une éruption du volcan de la montagne Pelée a détruit la ville dans sa totalité et décimé la population, ce qui signa l’arrêt de mort de la commune.

Le musée mémorial de l’éruption raconte très bien l’histoire de ce lieu, la catastrophe et les nombreuses superstitions qu’elle engendra.

Après une petite balade en ville et une choucroute – oui vos yeux ne vous trompent pas – nous sommes allés nous coucher avant de larguer les amarres au petit matin pour traverser vers la Dominique.

L’anecdote de la choucroute

Lorsque l’on voyage aux Antilles, il faut faire des déclarations d’arrivée et de sortie des îles. Nous avions fait la clearance d’entrée en Martinique à la Marina du Marin et nous avions appris que nous pouvions faire celle de sortie dans un restaurant à Saint Pierre qui est accrédité par les Douanes françaises. Nous sommes donc allé chez l’Alsace à Kay pour faire notre démarche de sortie du territoire. Comme nous étions là, nous nous sommes laissés tenter par un dîner sur place. Au menu, il y avait donc de la choucroute, ce qui nous a beaucoup amusé, CQFD.