Notre première panne sur Vitavi

Ce qui est génial quand on commence un projet comme le nôtre, c’est qu’on fait tout plein de premières fois. Premier bateau, premières sorties, premier départ au lof sous spi, premier mouillage et dernièrement, notre première panne !!

Un week-end de navigation sans histoire, ou presque !

Le week-end du 20 – 21 octobre, nous avons décidé de faire un petit week-end de navigation, rien que tous les deux.

A vrai dire, c’était le premier où nous étions complètement seuls depuis l’achat du bateau.

Nous avons eu de super conditions : vent arrière le samedi pour aller à Houat, peu de vent mais un magnifique coucher de soleil avec dauphins et goélands jouant au fast food derrière un petit chalutier.

Dimanche, retour de Houat au près toute la journée, un tout petit peu de moteur dans la Vilaine, ça passait presque jusqu’à l’écluse sans l’allumer. Nous voilà donc tranquillement amarrés à couple d’un voilier aux sympathiques propriétaires, pour un éclusage sans histoire.

 

Enfin, sans histoire, jusqu’au moment où j’essaie de redémarrer le moteur qui ne fonctionne plus. Rien ne passe, même pas un petit toussotement de politesse, pas un bruit de démarreur. Je saute dans la descente, ouvre le compartiment moteur, constate que oui, le moteur est toujours là, et que oui, il est vraiment temps que je me mette à savoir comment il fonctionne. Petite vérification de la tension des batteries, des coupe-circuits, appui frénétique sur le bouton de démarrage et de stop, et voilà, j’ai atteint le top de ce que je sais vérifier en 2 minutes.

 

Bien consciente de la limite de ma capacité d’intervention, Alice appelle le port pour qu’ils nous assistent. Un quart d’heure plus tard, nous étions amarrés à notre ponton, grâce au très agréable remorquage (ou plutôt poussage pour être précis) du port d’Arzal.

Trouver la panne

Bon, maintenant au boulot. Quelles doc’ avons-nous à bord sur notre moteur et son circuit électrique ? Chouette, un schéma électrique. Oula, c’est loin les cours d’électricité, et en plus dans mes souvenirs on travaillait sur des circuits vachement plus simples.

 

Je vous passe les détails, mais j’ai fini par comprendre lundi en milieu de journée que le schéma sur lequel je commençais sérieusement à m’arracher les cheveux, parce que “non, c’est vraiment pas possible que CE cable aille LÀ” ne correspondait pas du tout à notre fabuleux Perkins m50 mais à un tout autant renommé Perkins 4108.

Détail moins glorieux ; j’ai d’abord pris l’alternateur pour un démarreur (oui, c’est un peu gros, je sais).

 

Bref, avec le bon schéma ça va beaucoup mieux, et avec du temps et de la patience, j’ai fini par comprendre comment tout ce bazar fonctionne, et formuler trois hypothèses : 

  • un souci dans le démarreur ou son solénoïde (pitié, si on pouvait éviter)
  • un souci dans un relais électronique
  • une connexion défaillante ou un câble coupé

 

Ce sera le câble coupé au niveau d’un sertissage, dans l’alimentation du solénoïde du démarreur.

La réparation

Temps de reparation : 2 minutes. On coupe, on dénude, on serti, on teste le moteur.

 

” Vas-y Alice, démarre ! “

 

VROUUUUMMMMMM ! Quand tu trouves que ton vieux moteur diesel de 30 ans fait un bruit mélodieux, c’est que déjà, tu commences à développer un lien un peu bizarre avec ton bateau.

 

A charge de revanche, circuit électrique.