Cabotage sur la côte nord ouest de la péninsule ibérique

Un petit article condensé pour partager avec vous notre parcours en Galice, sur la côte nord, nord ouest de l’Espagne et jusqu’à Porto

Arrivée de la transgascogne

Comme nous le racontons dans un de nos articles précédents, nous avons traversé le golfe de Gascogne un peu avant la mi-août. Nous pensions viser directement la Corogne afin de débarquer dans un port tout de suite après la traversée mais finalement nous avons préféré nous épargner une quatrième nuit en navigation [après 20h au moteur on en avait un peu marre] au profit d’un arrêt dans un aber de la côte galicienne.

La côte nord de l’Espagne présente, en effet, de nombreuses rias plus ou moins longues, qui permettent des arrêts plutôt bien protégés (vérifiez quand même l’exposition au vent).

Un bateau copain s’est arrêté vers Viveiro, nous avons opté pour Cedeira.

La Corogne

Après quelques jours de repos, nous nous sommes remis en route pour aller à la Corogne. Un petit programme hublot nous y attendait : il nous a fallu refaire l’étanchéité du hublot de coque de la salle de bain arrière bâbord qui avait fait plusieurs litre d’eau pendant la transgascogne. Grosse mission démontage puis application du joint, couronnée de succès puisque le résultat a été testé et approuvé en navigation au près quelques jours plus tard.

 

Cette escale fait surtout du bien pour le retour à la civilisation : ville très animée, tapas en terrasse, plage, spot de surf, concerts les soirs d’été et surtout une épicerie vrac en plein centre ! Malheureusement la dernière que nous ayons croisée pour le moment.

 

La Corogne ça a aussi été pour nous de belles rencontres. Après quelques contacts sur internet, nous nous sommes vus en chair et en os avec l’équipage d’Ecodysea. Nous avons aussi sympathisé avec le propriétaire du beau Jivaro, un J 133 qui régate beaucoup en Europe.

 

Nos petites recommandations pour la Corogne :

• si vous avez besoin d’un shipchandler, il y a Pombo à 20 minutes à pied sur la grande route qui longe les bassins du port
• si vous souhaitez faire des courses en vrac, il y a l’épicerie O Graneiro de Amelia dans le centre ville près du port
• si comme nous nous rêvez de tapas, allez dans une taberna de la rue principale déguster le poulpe en sauce piquante

Les rias du cap Finisterre

Après 5 jours à la Marina réal de Coruña, nous avons repris la mer direction le cap Finisterre puis le port de Muros.

Au début nous avions une impression d’être en retard sur le « bon horaire à suivre » pour descendre au sud ; nous avons beaucoup navigué et peu profité du temps à terre. Avec le recul on regrette un peu.

Il est tout à fait possible de naviguer à la journée en passant chaque nuit dans une nouvelle ria pour descendre jusqu’à Porto. Ce n’est pas ce que nous avons fait mais ce programme avait l’air vraiment sympa.

Vitavi a donc filé vers Muros, une jolie petite ville au sud du cap Finistère.

La bas, nous avons apprécié le relief et la verdure de cette bourgade propice à de jolies balades, les quelques monuments anciens de la ville et les étroites ruelles qui grimpent, l’accueil au port, l’ambiance auberge espagnole des locaux de la marina : plusieurs petits salons, une cuisine, des douches « comme à la maison » un marinero drôle et espiègle.

La côte Portugaise

Deux nuit plus tard, nous larguons de nouveau les amarres pour continuer notre descente au sud. Nous avons quitté les eaux territoriales espagnoles pour entrer au Portugal dans la journée du 21 août. 

 

Plus on s’éloigne du cap Finistère et plus la côte devient inhospitalière. Les côtes ne sont que falaises rocheuses où se fracassent de fortes vagues créées par la remontée abrupte des fonds. La houle est très présente et la côte ne propose aucun abri en cas de coup de vent.

 

Heureusement pour nous, les conditions de navigation étaient on ne peut mieux : un vent de travers bien établi nous a permis de porter le spi pendant presque toute la traversée.

 

Après 24h de navigation avec une nuit en mer, nous arrivions à Porto.